Résolution 2014 : prenez votre évolution professionnelle en main !

Par Sharon Golec le lundi 06 janvier 2014
Recrutement juridique

La fonction juridique : parent pauvre de la Direction des Ressources Humaines. Par rapport aux autres fonctions de l’entreprise, les juristes représentent des effectifs peu nombreux et peu revendicatifs. Qu’on le veuille ou non, l’évolution professionnelle des juristes n’est pas un sujet prioritaire. Par ailleurs, de nombreux Directeurs Juridiques, accaparés par les dossiers stratégiques, repoussent la problématique de la gestion de carrière aux calendes grecques.

Le juriste se trouve souvent seul pour construire son projet de carrière. Mais faut-il s’en plaindre ? Mieux vaut reconnaître que personne ne s’intéresse plus que vous à votre évolution professionnelle, et qu’il convient de se placer dans une démarche proactive dès le début de sa carrière. Quelles actions peut-on entreprendre pour élaborer sa stratégie de carrière, quel que soit son niveau d’expérience ?

  • Au préalable, il faut se connaître. Ceci est moins évident qu’il n’y paraît, car nous sommes tous influencés par le jugement des autres. Or, suivre une évolution de carrière « classique », en accédant à un poste de Directeur juridique au sein d’un grand groupe, par exemple, n’est ni faisable, ni épanouissant pour tout le monde. Vous avancerez plus facilement si vous occupez un poste qui vous correspond en termes d’appétences et de personnalité. Le juriste doit donc se poser régulièrement les questions suivantes : qu’est-ce que je sais faire ? qu’est-ce que j’aime faire ? dans quel environnement (secteur, culture d’entreprise…) est-ce que je me sens à l’aise ? Si le décalage entre les réponses et le poste actuel est important, il faut probablement mettre en place un plan d’actions pour changer de poste, soit en interne, soit en externe.
  • Apprendre toujours. Se poser régulièrement la question suivante : qu’est-ce que j’apprends dans mon poste ? La réponse peut concerner soit de nouveaux domaines juridiques, soit des « soft skills » (négociation, management d’équipe ou de projets…) et, idéalement, les deux. Si la réponse est « pas grande chose de nouveau », il y a danger… Est-il possible d’enrichir le poste ? Sinon, le changement s’impose, car un juriste qui reste trop dans sa zone de confort risque de stagner et peinera à convaincre les recruteurs.
  • Faire son propre bilan annuel. Quels ont été pour moi les points forts de l’année en termes de dossiers ou de nouvelles compétences acquises ? Qu’est-ce que j’ai appris de mes échecs ? Quels sont mes propres objectifs pour l’année à venir ?
  • Être prêt à saisir les opportunités. Pour se rendre « visible », mettre à jour régulièrement son profil sur LinkedIn, très utilisé par les chasseurs de tête. Actualiser son CV et un document descriptif de son expérience. Ce dernier document, appelé « deal list » par les Anglo-saxons, vous permettra de présenter plus facilement le contenu de votre expérience. Par ailleurs, le processus de rédaction facilite la prise de recul, permettant d’identifier des domaines juridiques ou des « soft skills » restant à approfondir.

Pour avancer, chaque juriste doit donc dessiner sa propre feuille de route et piloter sa carrière selon des caractéristiques qui lui sont propres, en se tenant prêt à modifier sa trajectoire… en fonction des opportunités !

Cet article est paru dans le magazine de l’AFJE, « Juriste d’entreprise ».

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